Digitalisation du juridique : Le juriste augmenté

Antoine Micaud

Justine Buvat

Un monde du droit en pleine mutation

Les professions juridiques ont récemment embrassé la transformation digitale en s’emparant des nouveaux outils développés par les LegalTechs. Ces nouveaux outils ont enclenché une profonde mutation au sein du monde du droit : la concurrence est de plus en plus forte tandis que de nouvelles problématiques font leur apparition (protection des données personnelles, compliance, etc.).

Lorsque les entreprises auront gagné en maturité sur le plan de l’innovation technologique, les juristes seront amenés à évoluer encore davantage. Ils deviendront, à terme, de véritables « juristes augmentés », autrement dit des juristes dotés de compétences numériques renforcées qui pourront automatiser les tâches non rémunératives pour se concentrer sur des missions d’expertise et de savoir-faire.

Ce processus est inéluctable : à partir du moment où les directions juridiques et les cabinets d’avocats feront appel aux LegalTechs, les professionnels du droit devront s’adapter pour pouvoir les maîtriser.

Juriste augmenté, de nouvelles compétences

Le juriste de demain ne sera donc pas « remplacé » par les nouveaux outils digitaux : il acquerra au contraire de nouvelles compétences (en cybersécurité et an analyse de data par exemple) et verra apparaître de nouveaux métiers.

Les futures aptitudes du juriste dépasseront même le plan numérique : son champ d’expertise sera à la fois plus large et plus complexe. Au-delà de ses capacités en droit, il devra également développer des compétences en business, en management et en communication. Par ailleurs, dans le paysage juridique de demain, les « soft skills » telles que le leadership et le travail collaboratif seront presque aussi importantes que les « hard skills » citées précédemment.

Le juriste de demain aura donc plusieurs cordes à son arc. Doté d’un champ d’expertise décuplé, il sera véritablement « augmenté ».

La révolution LegalTech ou l’antichambre du « juriste augmenté »

Une nouvelle génération de juristes est donc en germe. En attendant, les LegalTechs exécutent pour eux les processus d’automatisation (la partie « tech ») qu’ils effectueront eux-mêmes quand les directions juridiques auront atteint leur point de maturité technologique et que les formations se seront adaptées aux nouveaux enjeux de la profession.

C’est dans ce contexte de mutations juridiques qu’easyQuorum a mis au point des fonctionnalités permettant d’automatiser certains process relatifs à l’organisation des assemblées générales. Objectif : mettre le cap sur le juriste de demain en débarrassant le juriste d’aujourd’hui des tâches administratives sans valeur ajoutée.